
Kidal – Le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a annoncé, mardi, l’intégration de la katiba « Alla Ag Al-Bachir » dans ses rangs. Le mouvement estime que ce ralliement s’inscrit dans une dynamique de « renforcement de l’unité » face à ce qu’il qualifie « d’agression contre la terre et la dignité de l’Azawad ».
Une décision justifiée par « l’unité des rangs »
Dans un communiqué daté du 24 août et signé par son chef, Mokhmed Ag Sidi, la Katiba explique que son adhésion répond à « des consignes religieuses et à la conviction de la nécessité d’une cohésion totale ». Le texte dénonce également la présence de « mercenaires transcontinentaux » aux côtés de l’armée malienne, accusée d’exactions contre les civils.
De son côté, le FLA, par la voix de son porte-parole Mohammed El-Mouloud Ramadan, a insisté sur « la discipline et le respect des règles internes de l’armée azawadienne » comme conditions essentielles pour préserver la force de la résistance.
Contexte sécuritaire tendu
Cette annonce intervient alors que les régions de l’azawad connaissent une intensification des violences. Des organisations locales accusent l’armée malienne et ses alliés russes de commettre des massacres contre des populations civiles.
Pour les observateurs, l’intégration de cette katiba, qui porte le nom d’une figure emblématique de la résistance azawadienne, confère au FLA un poids symbolique et militaire supplémentaire.
Vers une nouvelle phase du conflit ?
Plusieurs analystes estiment que ce ralliement pourrait ouvrir la voie à une recomposition des forces azawadiennes et marquer « le début d’une nouvelle phase de résistance ». D’autres soulignent que l’unité affichée pourrait renforcer la capacité des groupes armés à s’opposer à Bamako et à ses partenaires.
En attendant, sur le terrain, les populations civiles d’Azawad continuent de subir les conséquences directes d’un conflit marqué par les affrontements, les déplacements forcés et les violations des droits humains par l’armé de l’occupation malien et leurs alliées russes