Le 25 avril 2026, le groupe Jamat Nusrat al-Islam wal-Muslimin a annoncé dans des vidéos récemment publiées qu’il avait mené des attaques à grande échelle visant des sites militaires à Mopti, Sévari et Kati, au centre du Mali, entraînant, selon les images diffusées, de lourdes pertes humaines et matérielles parmi l’armée malienne et les forces russes qui la soutiennent.
À Mopti, les vidéos montraient les combattants du groupe prenant le contrôle d’une caserne militaire appartenant à l’armée malienne et aux mercenaires du corps africain, avant d’annoncer avoir sécurisé complètement le site. Des images montraient également l’assaut sur d’autres bâtiments militaires dans la ville, dont le siège de la préfecture, reflétant l’ampleur de l’attaque et la multiplicité des objectifs touchés.

À Sévari, l’attaque, selon le groupe, a été menée presque entièrement par des drones, ciblant l’aéroport militaire où se trouvaient des Russes. Les images montraient la destruction de deux avions de combat et d’un hélicoptère militaire, ainsi que la mort de nombreux mercenaires russes à l’intérieur et à l’extérieur de l’aéroport, tandis que d’autres fuyaient à pied ou en véhicules sous les frappes aériennes.




À Kati, le groupe a attaqué des sites militaires stratégiques importants, entraînant la mort de plus de 70 soldats et de dizaines de civils, ainsi que celle du ministre de la Défense, Sadio Camara, dans le cadre d’une opération commando visant sa résidence.
Ces attaques reflètent l’ampleur des dégâts et les pertes subies par l’armée malienne et les mercenaires russes, qui avaient été tenues secrètes par l’armée malienne, affirmant que la situation était sous contrôle, alors qu’en réalité, les zones attaquées étaient hors de contrôle.
