La région du Sahel a connu, ce jeudi 14 mai 2026, une importante escalade sécuritaire après l’annonce par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) de la conduite de sept attaques coordonnées visant les armées du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi que des milices locales et les forces russes soutenant l’armée malienne.
Les attaques se sont réparties entre l’Azawad, le centre du Mali, l’ouest du Niger et le nord du Burkina Faso, illustrant l’élargissement des opérations armées et la capacité du groupe à agir simultanément sur plusieurs fronts en une seule journée.
Au Mali, le groupe a revendiqué une attaque à l’engin explosif contre une patrouille de l’armée malienne entre Ké-Macina et Diafarabé, dans la région de Ségou, jeudi soir. Il a également annoncé une autre attaque contre des milices pro-gouvernementales près de la ville de Sidi, également dans la région de Ségou, plus tôt dans la journée.
En Azawad, la zone de Tiherdjen, près de la ville de Ber dans la région de Tombouctou, a été le théâtre de l’attaque la plus violente. Le groupe a affirmé avoir ciblé un véhicule de l’armée malienne et du Corps africain russe à l’aide d’un engin explosif dirigé.
Selon des sources concordantes, l’attaque aurait entraîné la destruction de deux véhicules, la mort de 8 mercenaires russes et plusieurs blessés, portant un nouveau coup aux forces russes déployées en Azawad.
Au Niger, le groupe a annoncé avoir pris le contrôle d’une caserne militaire de l’armée nigérienne dans la localité de Garoumo, région de Tillabéri, jeudi après-midi. Cette zone est depuis plusieurs années le théâtre d’attaques récurrentes de groupes armés en raison de sa proximité avec les frontières de l’Azawad et du Burkina Faso, où le JNIM est en concurrence avec l’État islamique.
Le groupe a également revendiqué, au Burkina Faso, la prise de contrôle de trois postes militaires appartenant à des milices locales dans la localité de Séguénéga, région du ouahigouya, dans le nord du pays.
Ces attaques interviennent alors que les États du Sahel font face à une détérioration persistante de la situation sécuritaire, malgré le soutien russe croissant accordé à certains régimes, notamment au Mali.
Des observateurs estiment que la conduite d’attaques coordonnées de cette ampleur dans plusieurs pays en une seule journée reflète la montée en puissance des groupes armés et confirme la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans la région, en particulier dans les zones frontalières et rurales.
