Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé que la ville de San, dans la région de Ségou, au centre du Mali, a été le théâtre, le dimanche 9 août 2026, d’une attaque de grande ampleur visant une base militaire de l’armée malienne.
Selon le groupe, l’attaque a fait des dizaines de morts parmi les soldats maliens, en plus de la destruction d’un grand nombre de véhicules militaires. Les assaillants auraient également capturé trois autres véhicules, ainsi que des quantités d’armes, de munitions et d’équipements militaires.
Selon le récit du JNIM, ses combattants ont réussi à prendre d’assaut la base militaire de San et à en prendre totalement le contrôle après de violents affrontements avec les forces gouvernementales. La ville de San est le chef-lieu de la région du même nom et constitue un important site militaire dans le centre du Mali.



Fuite de soldats de l’armée malienne
Des vidéos diffusées après l’attaque montrent des dizaines de soldats maliens fuyant à l’intérieur du camp, tandis que les forces assaillantes semblent avoir réussi à prendre le contrôle de la position militaire.
Selon des sources locales et les images diffusées, les assaillants auraient, après avoir pris le contrôle du camp, saisi plusieurs véhicules, équipements militaires, armes et munitions qui s’y trouvaient.
Ces éléments indiquent que l’attaque ne s’est pas limitée à une simple frappe contre la base, mais qu’elle aurait abouti, selon le récit du JNIM, à la chute complète de la position militaire et au retrait des forces gouvernementales.
L’armée malienne donne une version différente
De son côté, l’armée malienne a annoncé, quelques heures après la fin des combats, avoir repoussé l’attaque visant sa position à San.
L’armée malienne a également annoncé aujourd’hui la mort de 50 assaillants au cours des affrontements, présentant ainsi une version largement différente de celle du JNIM et des images diffusées depuis les environs de la base.
Selon la version locale , la majorité des soldats maliens qui n’ont pas été tués au cours de l’attaque se sont retirés ou ont fui le camp, avant que les assaillants ne prennent le contrôle de la position et ne s’emparent des équipements militaires qui s’y trouvaient.
L’attaque contre la base de San illustre une nouvelle fois l’ampleur des défis sécuritaires auxquels sont confrontées les forces maliennes, notamment dans les régions centrales du pays, où le JNIM mène régulièrement des attaques contre les positions de l’armée et les convois militaires.
