La Radio France Internationale (RFI) a rapporté qu’environ 60 civils détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ont été libérés jeudi 13 et vendredi 14 août 2026, après avoir été enlevés sur plusieurs axes routiers et routes de l’ouest du Mali, dans un contexte de poursuite du blocus imposé par le groupe sur certaines parties de la région.
Selon la même source, les personnes libérées ont pu retrouver leurs familles à Nioro, Kayes et Bamako, après avoir été relâchées selon un procédé similaire. RFI rapporte notamment le témoignage du père d’un des détenus, qui affirme que son fils a été libéré vendredi à l’aube et déposé vers 5 heures du matin à l’entrée de Nioro. Il avait été détenu dans une maison dont il ignore l’emplacement et avait les yeux bandés au moment de sa libération.
Des dizaines de civils retrouvent leurs familles
RFI précise que des dizaines d’autres otages ont été libérés entre jeudi et vendredi selon le même procédé, avant de pouvoir regagner leurs lieux de résidence à Nioro, Kayes et Bamako.
Ces libérations ont naturellement constitué un soulagement pour les familles des personnes détenues. Toutefois, la poursuite des perturbations sur les principaux axes routiers de l’ouest du Mali continue de susciter des inquiétudes parmi les populations. Plusieurs routes reliant Bamako au port de Dakar, au Sénégal, restent en effet affectées par le blocus imposé par le JNIM.
Une libération qui intervient parallèlement à celle de militaires maliens
La libération des civils intervient dans un contexte particulier, puisqu’elle coïncide avec la libération de 82 militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA), allié du JNIM, le jeudi 13 août.
Selon RFI, la libération des civils s’est déroulée discrètement. À ce stade, ni les autorités maliennes ni le groupe armé n’ont officiellement communiqué sur cette opération.
Ces développements interviennent alors que le Mali traverse une situation sécuritaire particulièrement dégradée, avec une pression persistante sur les axes d’approvisionnement et de transport entre Bamako et le Sénégal, parallèlement à l’expansion de l’influence des groupes armés dans de vastes zones du pays, jusqu’aux abords de la capitale.
Source : Radio France Internationale (RFI).
