Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a publié, ce 1er août 2026, une nouvelle vidéo montrant des prisonniers de guerre appartenant à la Garde nationale du Mali, au lendemain de la diffusion, le 31 juillet, d’une autre vidéo présentant près de 200 prisonniers de l’armée malienne.
Selon le FLA, cette nouvelle vidéo complète la précédente et montre que les prisonniers ne sont pas uniquement issus de l’armée de terre, mais également de la Garde nationale, de la Gendarmerie et de la Police, ce qui, selon le mouvement, démontre que des membres de l’ensemble des forces de sécurité maliennes ont été capturés au cours des combats.
Le FLA affirme détenir plus de 200 prisonniers de guerre issus de la seule bataille de Kidal, menée le 25 avril 2026, auxquels s’ajoutent des prisonniers capturés lors des combats de Bourèm, Taoussa, Bamba, Dioura et Léré (septembre 2023), ainsi que des prisonniers de la bataille de Tinzaouatène (2024), parmi lesquels deux ressortissants russes, et de la bataille d’Anéfif du 4 juillet 2026.
Dans la vidéo diffusée le 31 juillet, plusieurs prisonniers adressent des messages de réassurance à leurs familles, affirmant être bien traités depuis leur capture. Ils précisent également que certains prisonniers n’apparaissant pas dans la vidéo sont actuellement pris en charge dans un hôpital.
Dans une déclaration publiée le 27 juillet, à l’occasion du deuxième anniversaire de la bataille de Tinzaouatène, le FLA a réaffirmé que le traitement des prisonniers de guerre s’effectuait conformément aux valeurs de l’islam et aux principes du droit international humanitaire, tout en soulignant son engagement à respecter les garanties reconnues aux prisonniers de guerre.
Le mouvement affirme également que, depuis le début de ses opérations militaires, aucun de ses combattants n’a été capturé par les Forces armées maliennes ou leurs alliés d’Africa Corps.
Le FLA renouvelle enfin son appel à toutes les parties au conflit afin qu’elles respectent le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des prisonniers de guerre, des blessés et des populations civiles. Il invite également les organisations humanitaires et de défense des droits humains à visiter les personnes détenues dans les prisons de Bamako et de ses alliés, à informer les familles du sort des centaines de disparus et se déclare disposé à accueillir, en toute transparence, des délégations d’organisations internationales souhaitant visiter les prisonniers de guerre qu’il détient afin de constater leurs conditions de détention, leur état de santé et le respect des garanties humanitaires qui leur sont accordées.
