Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a annoncé avoir mené une attaque contre l’un des bastions de l’armée malienne dans la ville de Dioura, dans la région de Mopti, jeudi matin dernier, le 10 septembre 2026, dans le cadre de ce que le groupe a décrit comme « sa marche du jihad contre la junte de Bamako ». Selon son communiqué, il a également déclaré que l’attaque avait été menée « en vengeance pour le sang des innocents et des personnes vulnérables ».
Selon ce qu’a rapporté le groupe dans son communiqué, ses combattants sont parvenus, au cours de l’attaque, à neutraliser 150 éléments de l’armée malienne, dont deux officiers ayant les grades de colonel et de capitaine, ainsi qu’à capturer 93 autres éléments. Le groupe a également annoncé la destruction de 15 véhicules militaires et de plus de 100 motos appartenant à l’armée malienne.
Le communiqué ajoute que les combattants du groupe sont parvenus à s’emparer d’importantes quantités d’armes et de matériel, dont 6 véhicules militaires et 10 motos, ainsi que des armes lourdes et légères, comprenant 6 mitrailleuses de calibre 14 mm, 17 Douchka, 32 PK, 233 fusils Kalachnikov, 10 lance-roquettes RPG, 3 mortiers et une pièce d’artillerie SPG, ainsi qu’une grande quantité de munitions diverses.
Ces déclarations interviennent alors que la région de Mopti et le centre du Mali connaissent une intensification des opérations armées, dans un contexte de compétition militaire autour de plusieurs positions et bases. Le groupe a mené, après les opérations de Dioura, d’autres opérations à Sévaré et Konna, qui ont fait d’importantes pertes dans les rangs de l’armée malienne et du corps russe.
Le camp de Sévaré reste sous le siège du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, qui a empêché plusieurs convois d’y parvenir.
