Une vidéo largement diffusée ces derniers jours, montrant un enfant dans la ville de Kidal, à qui des jeunes proposent de choisir entre l’Azawad et le Mali dans une scène spontanée, a suscité une vague de réactions et d’interprétations. Certains médias maliens ont notamment tenté de l’exploiter dans un sens portant atteinte au Front de Libération de l’Azawad.
Dans un communiqué officiel, le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a indiqué avoir pris connaissance de la vidéo, condamnant fermement toute forme d’exploitation des mineurs, en particulier des enfants. Le mouvement a souligné que les images diffusées semblent sorties de leur contexte, réaffirmant son attachement au respect des droits de l’enfant et aux principes du droit international humanitaire, même en période de conflit.
Le Front a également annoncé l’ouverture d’une enquête interne afin d’identifier les personnes impliquées, précisant que des mesures appropriées seront prises en fonction des résultats. Il n’a pas exclu non plus l’hypothèse d’une vidéo manipulée ou montée par des parties hostiles, estimant que les premières indications vont dans ce sens.
Par ailleurs, le FLA a exprimé son regret face à ce qu’il qualifie de « réactions sélectives » de la part de certains acteurs médiatiques et de défense des droits, alors que de nombreux enfants azawadiens continuent de faire face à de graves dangers, y compris la perte de leurs vies en raison de violations et de frappes de drones, dans ce qu’il décrit comme un « silence préoccupant ».
Le mouvement a appelé à une approche juste et équilibrée dans la défense des droits fondamentaux, loin de toute instrumentalisation politique ou médiatique, soulignant que la protection des civils, et en particulier des enfants, doit rester une priorité absolue.
Dans ce contexte, une initiative de terrain a été menée pour contenir les répercussions de l’incident. Le responsable de la réconciliation, Alghabbas Ag Intalla, a rencontré la famille de l’enfant à Kidal afin de les rassurer et d’apaiser les inquiétudes. Le jeune à l’origine de la vidéo a également présenté ses excuses.
Cette démarche illustre la volonté du Front de traiter directement l’incident et de réaffirmer son engagement en faveur des droits humains, malgré les tensions sécuritaires que connaît la région.
