Plusieurs zones des pays du Sahel ont été le théâtre, ce mercredi 2 septembre 2026, d’une série d’attaques et d’opérations militaires revendiquées pour certaines par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Parmi les opérations les plus importantes figurent des attaques menées à proximité des capitales malienne et nigérienne, Bamako et Niamey, ainsi que des opérations visant des positions de l’armée et des milices locales dans d’autres régions.
Une embuscade contre un convoi de l’armée malienne près de Bamako
Dans l’un des principaux développements de la journée, le JNIM affirme avoir tendu une embuscade à un convoi de l’armée malienne près de Bamako, la capitale du Mali, ce mercredi soir 2 septembre.
Selon des informations locales, une attaque survenue vers 17h50 a visé un convoi de l’armée malienne chargé d’escorter des camions-citernes de carburant sur l’axe reliant Ségou à Fana, près de Bamako.
Selon les mêmes sources, des affrontements ont éclaté dans la zone. Plusieurs camions-citernes ont été incendiés, tandis que d’autres ont été endommagés.
Les mêmes sources affirment que les soldats maliens chargés d’assurer l’escorte auraient quitté les lieux sans opposer de résistance significative, les principales pertes ayant concerné les citernes et leurs chauffeurs.
Le dossier du blocus du carburant refait surface
L’attaque contre le convoi de carburant intervient dans le contexte d’une campagne précédemment annoncée par le JNIM contre les cargaisons de carburant destinées à Bamako.
Dans un communiqué daté du 7 septembre 2025, le groupe avait annoncé un blocus visant les livraisons de carburant à destination de la capitale malienne et de plusieurs capitales régionales du sud et de l’ouest du pays.
Les attaques contre les camions-citernes avaient alors provoqué d’importantes perturbations dans l’approvisionnement, avec l’incendie de nombreux véhicules et la mort de plusieurs chauffeurs, entraînant une grave pénurie de carburant à Bamako.
Niger : une attaque contre un poste à Komba, près de Niamey
Au Niger, la zone de Komba, située à environ 10 kilomètres de Niamey, a été le théâtre d’une attaque mercredi matin contre un poste de gendarmerie situé sur la route de Namarou, face au village de Kari Gourou, sur le tronçon de la Route nationale 4 (RN4).
Selon des sources locales, l’attaque s’est produite vers 5 heures du matin.
À la suite de l’attaque, les Forces de défense et de sécurité nigériennes (FDS) ont bloqué la route au niveau de la descente menant au troisième pont, tandis qu’un dispositif sécuritaire était déployé dans la zone.
De son côté, le JNIM a affirmé avoir pris le contrôle total d’une barrière appartenant à l’armée nigérienne à Koumbé, près de Niamey, mercredi matin, sans fournir davantage de détails sur la nature de l’opération ou sur les éventuelles pertes.
Les informations disponibles concernant cette attaque doivent encore être vérifiées indépendamment.
Une attaque aux abords de la capitale dans un contexte de tension sécuritaire
L’opération de Koumbé revêt une importance particulière en raison de sa proximité avec Niamey, alors que la capitale nigérienne connaît un contexte sécuritaire tendu.
L’attaque intervient quelques jours seulement après la tentative de coup d’État survenue à Niamey le 29 août 2026, qui avait conduit les autorités à renforcer les mesures de sécurité dans la capitale et ses environs.
L’attaque contre une position sécuritaire située à proximité de la capitale constitue ainsi un nouveau développement dans ce contexte tendu, dans l’attente d’informations officielles supplémentaires sur les circonstances et les conséquences de l’opération.
Mali : prise d’un poste de la milice Donzo dans la région de Mopti
Dans le centre du Mali, le JNIM a également annoncé mercredi soir la prise de contrôle totale d’un poste de la milice Donzo à Timba, dans la région de Mopti.
Le groupe n’a fourni aucun détail supplémentaire concernant les pertes, ni sur les armes ou équipements qui auraient été saisis.
Les milices Donzo sont actives dans plusieurs zones du centre du Mali et participent aux opérations militaires aux côtés des forces gouvernementales contre les groupes armés. Dans plusieurs localités, elles auraient également remis leurs armes au JNIM face à l’intensification des attaques du groupe dans le Macina.
Burkina Faso : prise d’une position militaire dans la région de Kaya
Au Burkina Faso, le groupe a également annoncé la prise d’une position militaire appartenant aux milices burkinabè dans le village de Ga, dans la région de Kaya, ce mercredi.
Cette opération s’inscrit dans une série d’attaques visant des positions des forces gouvernementales et des milices locales dans le pays.
Une escalade qui s’étend à plusieurs pays de l’Alliance des États du Sahel
Ces opérations se sont déroulées le même jour sur plusieurs fronts, des environs de Bamako et de Niamey jusqu’au centre du Mali et au Burkina Faso.
La succession de ces revendications illustre la poursuite de la pression militaire exercée par le JNIM contre les forces gouvernementales et les milices qui leur sont alliées, notamment sur les principaux axes d’approvisionnement et contre des positions sécuritaires situées à proximité des centres urbains.
Les informations concernant les pertes humaines et matérielles restent préliminaires et n’ont pas encore pu être vérifiées de manière indépendante, dans l’attente de communiqués officiels ou de nouvelles informations provenant du terrain.
