La scène sécuritaire en Azawad et au Mali a connu, au cours des vingt-quatre dernières heures, une escalade militaire marquée, après que l’armée malienne et les mercenaires de l’Africa Corps ont été visés par une série de six attaques distinctes, dont quatre ont eu lieu en Azawad, causant d’importantes pertes humaines et matérielles, dans un nouvel indicateur de l’élargissement du champ des affrontements et de l’augmentation de la pression sur les forces gouvernementales et leurs alliés.
En Azawad, l’armée de l’Azawad a annoncé, dans la matinée du mardi 17 mars 2026, avoir mené une attaque visant une patrouille de l’armée malienne et des mercenaires de l’Africa Corps dans la zone de Salo, située à environ 15 kilomètres de Kidal sur la route de Takalote. Selon les informations annoncées, l’attaque a entraîné la destruction d’un véhicule militaire blindé et a fait des morts et des blessés dans les rangs de la force visée. Cette attaque revêt une importance particulière car elle intervient dans les environs de Kidal, l’une des zones les plus sensibles sur le plan militaire en Azawad.
Dans le même contexte, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a annoncé avoir mené trois attaques à l’aide d’engins explosifs et d’engins dirigés contre un convoi comprenant l’armée malienne, des éléments de l’Africa Corps et des milices locales entre Kidal et Anéfis. Selon ce qu’a rapporté le groupe, ces attaques se sont réparties entre une opération le matin et deux opérations le soir, et ont entraîné la destruction de trois véhicules ainsi que des morts et des blessés dans les rangs de l’armée malienne, des éléments russes de l’Africa Corps, ainsi que des milices locales loyales au général Gamou. Ainsi, l’Azawad a, à lui seul, enregistré quatre attaques en une seule journée, ce qui reflète une escalade claire dans le ciblage des mouvements militaires sur les routes et axes vitaux.
Au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a également annoncé avoir visé un véhicule de l’armée malienne à l’aide d’un engin dirigé entre Yingasso et Bla, dans la région de Ségou, dans la soirée du mardi 17 mars 2026. Bien que le groupe n’ait pas publié de détails précis sur l’ampleur des pertes résultant de cette opération, celle-ci s’inscrit dans un schéma répété de ciblage des véhicules militaires au moyen d’engins explosifs, une méthode qui est devenue l’une des menaces les plus dangereuses auxquelles les forces maliennes sont confrontées dans le centre et le sud du pays.
Dans une autre attaque survenue dans la soirée du lundi 16 mars 2026, le groupe a annoncé avoir mené une opération à Yanfolila, dans la région de Sikasso, qui a abouti, selon ce qui figure dans le communiqué publié par la Fondation Al-Zallaqa, à la mort d’un élément de l’armée malienne et à la saisie de certaines armes automatiques ainsi que d’une moto, en plus de la destruction de deux véhicules militaires et de cinq motos à la suite d’une attaque visant une porte militaire de l’armée malienne dans la zone.
Ces six attaques, qui s’étendent de Kidal et Anéfis en Azawad jusqu’à Ségou et Sikasso au Mali, montrent que l’armée malienne et les mercenaires de l’Africa Corps font face à une pression de terrain croissante sur plus d’un front et dans un laps de temps rapproché. Elles reflètent également la capacité des parties attaquantes à diversifier leurs méthodes entre attaques directes, engins explosifs et ciblage des convois et patrouilles militaires, ce qui accentue la fragilité de la situation sécuritaire.
En somme, le fait que quatre attaques sur un total de six en 24 heures aient eu lieu en Azawad donne à cette escalade une dimension particulière et indique que la région est entrée dans une phase plus chaude, avec une concentration croissante sur l’usure de l’armée malienne et de ses alliés et le ciblage répété de leurs mouvements sur le terrain. Ces développements semblent annoncer davantage de tensions dans la période à venir, à la lumière de l’élargissement du théâtre des affrontements et de l’intensification du rythme des opérations armées.
