Le village de Tombonkory, relevant de la ville de Bandiagara, dans la région de Mopti, a été le théâtre d’un incident meurtrier mercredi matin 19 août 2026, après le ciblage du marché hebdomadaire. Selon les informations disponibles, l’attaque a fait trois morts et douze blessés, dont plusieurs se trouvent dans un état critique ou grave.
D’après des informations locales, les victimes étaient toutes des civils, notamment plusieurs personnes âgées et des anciens qui se trouvaient sur le marché au moment de l’attaque. Des sources locales accusent l’armée malienne et des éléments de l’Africa Corps d’être à l’origine de cette opération, qu’elles qualifient de ciblage délibéré du marché.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans de vastes zones du Macina et de l’Azawad, où les opérations militaires et les frappes affectant des zones civiles se multiplient, suscitant des inquiétudes croissantes quant à la sécurité des populations.
Un incident qui coïncide avec la frappe d’un centre de santé à Talahandak
Les événements ne se sont pas limités à la région de Mopti. Le même jour, dans la région de Talahandak, en Azawad, de nouvelles frappes ont visé un centre de santé, suscitant également des inquiétudes concernant la sécurité des établissements médicaux, de leurs personnels et des patients.
La concomitance de ces deux incidents s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade militaire dans différentes régions du Mali et de l’Azawad, où les populations civiles et les infrastructures civiles sont de plus en plus exposées aux conséquences des opérations militaires.
Des inquiétudes croissantes pour les populations civiles
Ces développements suscitent de nouvelles inquiétudes concernant la situation humanitaire en Azawad et au Macina, alors que les opérations militaires, les déplacements de populations et les destructions d’infrastructures civiles se poursuivent, affectant notamment les marchés et les centres de santé.
Les opérations militaires font également l’objet d’accusations récurrentes d’exactions visant des populations civiles, notamment les Touaregs, les Arabes et les Peuls.
L’incident de Tombonkory, qui aurait fait trois morts et douze blessés, met une nouvelle fois en évidence le lourd tribut payé par les civils dans le contexte du conflit qui s’intensifie au Mali. Il souligne également la nécessité de garantir la protection des populations et des infrastructures civiles et de mener des enquêtes indépendantes sur tout incident impliquant des civils.








