Kidal – 6 octobre 2026
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé sa décision de procéder à un retrait stratégique et ordonné de ses forces de la ville de Kidal, dans un contexte marqué par une détérioration rapide de la situation sécuritaire et par l’aggravation des risques pesant sur les populations civiles restantes, notamment en raison de l’intensification des frappes aériennes menées par les forces de la junte militaire au pouvoir à Bamako, avec la participation de mercenaires russes relevant de l’Africa Corps.
Le Front a indiqué que cette décision faisait suite à une évaluation du contexte opérationnel et tactique sur le terrain, soulignant que la priorité, à ce stade, était de préserver la vie des civils et d’éviter que la ville de Kidal ne devienne le théâtre de nouvelles destructions et pertes humaines.
Le retrait pour protéger les civils
Le Front de libération de l’Azawad a expliqué que les opérations aériennes intensives menées par les forces adverses au cours de la période récente avaient causé d’importants dégâts aux infrastructures civiles et publiques, tout en exposant directement les populations à de graves dangers.
Selon le Front, la poursuite des affrontements à l’intérieur de la ville, dans un contexte marqué par l’utilisation intensive des moyens aériens, risquerait d’aggraver davantage les souffrances des populations civiles.
Le FLA estime que les forces de Bamako, appuyées par les mercenaires russes, évitent le contact direct au sol et s’appuient de plus en plus sur la puissance aérienne et les frappes à distance. Cette situation a conduit le commandement militaire du Front à privilégier un retrait organisé plutôt que d’exposer davantage les civils aux conséquences des opérations militaires.
Le Front a souligné que ce retrait ne constitue ni la fin de ses opérations ni un abandon de Kidal, mais une mesure opérationnelle temporaire visant à protéger les populations tout en préservant ses capacités humaines et logistiques et en maintenant ses forces en état de préparation pour la poursuite de leurs missions.
Un retrait organisé sans affrontement direct
Selon le Front, le retrait de ses forces de la ville s’est déroulé de manière organisée et disciplinée, sans que ses combattants aient, jusqu’à présent, engagé d’affrontement terrestre direct avec les forces adverses à l’intérieur de Kidal.
Le Front affirme que cette décision relève d’un calcul militaire visant à éviter l’épuisement de ses forces dans une bataille où la supériorité aérienne de l’adversaire crée des conditions particulièrement dangereuses, notamment en raison de la présence de populations civiles dans la ville et ses environs.
Le Front : la lutte se poursuit
Le Front de libération de l’Azawad a toutefois insisté sur le fait que son retrait de Kidal ne constituait ni un renoncement à ses objectifs ni un abandon de son projet politique et militaire.
Il a réaffirmé que sa lutte se poursuivrait « avec constance et détermination ».
Le Front a déclaré que les mercenaires russes et les forces de la junte de Bamako seraient confrontés à la volonté et à la détermination du peuple de l’Azawad, soulignant que ses combattants resteraient prêts à défendre leur terre, leur dignité, leurs droits et l’avenir de leur peuple.
Le FLA a également renouvelé son attachement à la lutte politique, parallèlement à la résistance, afin de parvenir à une solution juste et durable à la question de l’Azawad, conforme aux aspirations et aux droits de sa population.
Cette évolution intervient alors que Kidal et d’autres régions de l’Azawad connaissent une intensification des opérations militaires, dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes concernant la sécurité des civils et les conséquences de l’utilisation de drones et d’autres moyens aériens dans des zones habitées.
Le Front a conclu en réaffirmant la poursuite de sa résistance, considérant que le retrait de Kidal constitue une mesure tactique temporaire s’inscrivant dans une stratégie plus large, et non la fin de la confrontation ni un abandon des revendications politiques du peuple de l’Azawad.

