Après l’attaque menée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre le camp de l’armée malienne à Dioura, dans la région de Mopti, le 10 septembre 2026, qui a entraîné de nombreuses pertes en morts, blessés et prisonniers dans les rangs des forces maliennes, des éléments de l’Africa Corps russe sont entrés dans le camp par hélicoptères, dans une tentative de renforcer les forces qui s’y trouvaient.
Selon des sources locales, les mercenaires russes sont arrivés au camp de Dioura quelques jours après l’attaque. Avant leur arrivée, ils auraient été confrontés à des attaques répétées au moyen de drones et de tirs de la part du JNIM. Face à la pression croissante sur le site, les éléments russes ont décidé de se retirer et de regagner Bamako.
Transfert de 44 soldats vers Bamako
Le 19 septembre 2026, 44 soldats maliens qui avaient fui le camp après l’attaque et dont certains s’étaient cachés pendant plusieurs jours dans les forêts et les zones environnantes de Dioura ont été regroupés avant d’être transférés aujourd’hui vers Bamako.
Des informations locales indiquent également qu’un certain nombre de soldats maliens tués ou blessés durant les combats seraient restés à l’intérieur du camp. Selon cette version, plusieurs corps de soldats maliens auraient été brûlés sur place avant l’abandon du camp, qui aurait lui-même été détruit et incendié.
La version du JNIM
De son côté, le JNIM avait annoncé, après l’attaque du 10 septembre, avoir pris le contrôle du camp de Dioura. Le groupe avait ensuite diffusé des images et des vidéos montrant plusieurs soldats maliens capturés ainsi que du matériel militaire qu’il affirme avoir saisi au cours de l’attaque.
Le groupe avait annoncé avoir tué 150 soldats maliens et capturé 93 autres. Il avait également publié des images de 93 prisonniers, dont les identités, noms et matricules militaires étaient indiqués, appelant le Conseil militaire malien à intervenir pour leur libération.
Que dit l’AFP ?
Dans un rapport publié le 18 septembre, l’AFP a revu à la hausse le bilan de l’attaque, faisant état de plus de 100 soldats maliens tués, auxquels s’ajoutent cinq éléments russes de l’Africa Corps.
L’agence a cité une source sécuritaire à Mopti affirmant que l’attaque avait fait plus de 100 morts parmi les soldats maliens, dont deux officiers. Un officier de l’état-major général des armées maliennes ainsi qu’un responsable local ont également confirmé ce bilan.
L’AFP a par ailleurs rapporté qu’un officier de l’état-major avait indiqué qu’un rapport de la police militaire faisait état d’environ 100 soldats portés disparus, 30 blessés et une trentaine de prisonniers, tandis qu’un responsable local évoquait plus de 80 prisonniers.
Dans un précédent rapport publié le 14 septembre, l’AFP avait fait état de 50 soldats maliens et cinq Russes tués, tandis que d’autres sources évoquaient alors entre 60 et 80 soldats maliens tués. L’arrivée de nouvelles informations en provenance de la région a donc conduit à une révision à la hausse du bilan.
