Le Front de Libération de l’Azawad (FLA) a publié ce vendredi 31 juillet une vidéo montrant 200 soldats maliens détenus depuis leur capture le 25 avril 2026.
Dans la vidéo, les prisonniers adressent des messages rassurants à leurs familles, affirmant être traités correctement depuis leur capture par le FLA. Ils précisent également que plusieurs autres prisonniers, absents de la vidéo, sont actuellement hospitalisés.
Dans son communiqué publié le 27 juillet, à l’occasion du deuxième anniversaire de la bataille de Tinzaouatène, le FLA affirme se conformer, dans sa conduite, aux valeurs de l’islam ainsi qu’aux principes du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne le traitement des prisonniers de guerre.



Le FLA indique également que, durant l’ensemble de ses opérations, aucun de ses combattants n’a été capturé ni fait prisonnier de guerre par les Forces armées maliennes ou leurs alliés, les mercenaires russes.
À cette occasion, le mouvement renouvelle son appel à toutes les parties au conflit afin qu’elles respectent le droit international humanitaire, en particulier les dispositions relatives à la protection des prisonniers, des blessés et des populations civiles.
Dans le même esprit, le FLA appelle les organisations humanitaires et de défense des droits humains à effectuer des visites auprès des personnes détenues ou enlevées dans les prisons de Bamako et de ses alliés, ainsi qu’à informer les familles des centaines de personnes portées disparues de leur sort.
Le FLA se déclare également disposé à accueillir, en toute transparence, les représentants de ces organisations afin qu’ils puissent rencontrer, si nécessaire, les prisonniers de guerre qu’il détient, soit environ 200 militaires maliens. Ces visites leur permettraient de constater directement leurs conditions de détention, leur état de santé et le respect des garanties humanitaires qui leur sont accordées.
Enfin, le FLA appelle l’armée malienne, ses alliés ainsi que l’ensemble des parties au conflit à respecter les droits des populations civiles, des blessés et des prisonniers, notamment leur droit à la protection et à un traitement humain.
