Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé, dans la soirée du samedi 7 mars 2026, avoir pris le contrôle de plusieurs positions militaires appartenant aux armées burkinabè et béninoise, lors d’une série d’attaques simultanées menées dans différentes zones des deux pays.
Dans des communiqués diffusés par sa branche médiatique Al-Zallaqa, le groupe affirme avoir pris le contrôle de trois postes militaires appartenant aux milices burkinabè, situés respectivement dans le village de Klikili dans la province de Didougou, dans le village de Bao dans la province de Kaya, ainsi que d’une position militaire dans la ville de Bougoudou, dans la province de Kaya, dans la soirée de samedi. Le groupe affirme également avoir saisi des quantités d’armes et de munitions après les affrontements.
Le groupe a également déclaré avoir pris le contrôle de deux casernes militaires de l’armée béninoise dans la zone d’Ispako, près de la frontière avec le Burkina Faso, le même jour dans la soirée, dans le cadre de l’élargissement de ses opérations dans les zones frontalières entre les deux pays.
Par ailleurs, le groupe a revendiqué une autre attaque survenue le mercredi 4 mars dans la zone de Kofouno, dans le département de Karma, au nord du Bénin. Selon le communiqué, six soldats béninois ont été tués et diverses armes ont été saisies. L’armée béninoise a toutefois indiqué dans un communiqué ultérieur que l’attaque avait fait 15 soldats tués, tandis que des sources sécuritaires locales ont évoqué un bilan plus élevé pouvant atteindre 22 morts.
Ces attaques interviennent dans un contexte de recrudescence de la violence armée dans le nord du Bénin et le nord du Burkina Faso, où les activités des groupes liés à Al-Qaïda se croisent, sur fond de difficultés croissantes des forces locales à contrôler les frontières et d’une extension des attaques le long de l’axe du Sahel occidental.
