Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé, ce mercredi 19 août 2026, avoir pris le contrôle de quatre positions militaires appartenant aux milices burkinabè, lors de deux opérations distinctes menées dans différentes zones du Burkina Faso.
Selon les informations communiquées par le groupe, la première opération s’est déroulée dans la matinée dans le village de Basseniri, dans la province de Kaya, où le JNIM affirme avoir pris le contrôle d’une position militaire tenue par des milices burkinabè.
Plus tard dans la journée, le groupe a annoncé avoir pris le contrôle de trois autres positions militaires dans la zone de Sefinga, dans la province du Bam.
Ces développements interviennent dans un contexte d’escalade militaire observée dans plusieurs régions du Burkina Faso au cours des derniers jours, avec une multiplication des annonces du JNIM faisant état d’attaques et d’opérations visant des positions des forces gouvernementales ainsi que des milices locales qui les soutiennent.
Le lundi 17 août 2026, le groupe avait déjà annoncé la prise d’une position militaire dans le village de Jangarl, dans la province de Ouahigouya, lors d’une opération qui aurait également visé des milices burkinabè.
Ainsi, en l’espace de seulement deux jours, le JNIM affirme avoir pris le contrôle de cinq positions militaires dans différentes régions du pays. Cette succession d’opérations témoigne de la persistance de l’activité des groupes armés dans le nord et le centre du Burkina Faso, malgré les opérations menées par les forces gouvernementales et les milices qui leur sont alliées.
Ces attaques s’inscrivent dans une dynamique d’escalade qui se poursuit depuis plusieurs semaines au Burkina Faso. Au cours du mois de juillet dernier, le pays aurait enregistré plus de 40 attaques revendiquées par le JNIM, visant notamment des positions militaires, des forces gouvernementales et des milices favorables aux autorités dans différentes régions du pays.
La répétition de ces opérations illustre l’ampleur persistante de l’activité armée du JNIM et la pression continue exercée sur les forces burkinabè dans plusieurs zones du pays.
