Environ 60 soldats des Forces armées maliennes ont été tués, samedi 18 juillet 2026, à la suite d’une embuscade visant un convoi militaire dans la zone de Tabrichat, située entre les villes de Gao et d’Anéfis, selon un bilan préliminaire établi à partir de sources locales et sécuritaires. Il a également été rapporté que plusieurs véhicules militaires ont été détruits et saisis au cours de l’attaque.
Des informations de terrain indiquent que le convoi ciblé comptait plus de 100 véhicules, répartis en trois groupes distincts : une force avancée de l’armée malienne, suivie par des éléments des milices locales affiliées à Al-Hajji et Ag Achghettman, puis par des éléments de l’Africa Corps. Selon ces informations, la force avancée serait tombée dans l’embuscade, tandis que les deux autres groupes auraient repéré le danger et évité la zone des affrontements avant de l’atteindre, avant de se replier par la suite vers la ville de Gao.
Récits des parties en conflit
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé que ses combattants, en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), avaient mené une embuscade « soigneusement préparée » contre un convoi de l’armée malienne et des éléments de l’Africa Corps, affirmant que l’attaque avait causé d’importantes pertes humaines et de lourds dégâts matériels.
De son côté, le Front de libération de l’Azawad a indiqué que ses forces avaient mené une « opération de grande envergure » contre un convoi conjoint de l’armée malienne et des « mercenaires de l’Africa Corps » à Tabrichat, précisant que des combattants locaux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans avaient également participé sur les mêmes axes, dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « confrontation avec la coalition terroriste multipartite ». Le Front a fait état de « dizaines de morts et de blessés », ainsi que de la destruction de plusieurs véhicules blindés et de la saisie d’armes et de munitions.
En revanche, un communiqué de l’état-major général des armées maliennes a confirmé qu’un convoi des Forces armées maliennes et de leurs partenaires avait « été pris dans une embuscade tendue par des groupes armés terroristes » dans la même zone, précisant que les opérations militaires se poursuivaient afin de riposter à l’attaque.
Contexte sur le terrain
Ces développements interviennent dans un contexte d’intensification des opérations militaires à Anéfis et dans ses environs, ainsi que d’une multiplication des attaques contre les convois militaires sur les axes Gao–Anéfis–Kidal, où les combats se poursuivent depuis le 4 juillet jusqu’au 18 juillet. Le Front affirme que les opérations se poursuivront jusqu’à la libération complète du territoire de l’Azawad des envahisseurs et des occupants.
