A Malian soldier takes cover behind a truck during exchanges of fire with jihadists in Gao, northern Mali, Sunday, Feb. 10, 2013. (AP Photo/Jerome Delay)
Plusieurs régions du Mali ont connu ces derniers jours une recrudescence d’attaques revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), visant l’armée malienne ainsi que ses forces alliées, dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans le centre et le sud du pays.
Selon un communiqué diffusé par le groupe, ses combattants ont tendu une embuscade contre une patrouille de l’armée malienne et des éléments de l’Africa Corps (forces russes) au sud-ouest de la ville de Nampala, dans la région de Ségou, dans la matinée du lundi 9 mars 2026. Le bilan précis de cette attaque n’a pas été communiqué dans l’immédiat.
Dans une autre annonce, le JNIM affirme également avoir engagé un affrontement direct avec des milices locales pro-gouvernementales près du village de Nayo, toujours dans la région de Ségou, à la mi-journée du même jour. Cette opération s’inscrirait, selon le groupe, dans le cadre de ses actions contre les forces alliées à l’armée malienne dans la zone.
Ainsi, deux attaques distinctes auraient été menées dans les localités de Nampala et Nayo, ciblant à la fois l’armée malienne, des combattants de l’Africa Corps et des milices locales, ce qui illustre l’intensification des affrontements dans cette région du centre du Mali.
Par ailleurs, le groupe a également revendiqué l’attaque d’une patrouille de l’armée malienne à l’aide d’un engin explosif improvisé (IED) sur l’axe reliant Baraz à Sikasso, dans la région de Sikasso, le samedi 7 mars 2026.
Ces opérations interviennent dans un contexte de dégradation continue de la situation sécuritaire au Mali, où les embuscades, les attaques à l’engin explosif improvisé et les affrontements armés se multiplient sur plusieurs axes, visant régulièrement les forces armées maliennes et leurs alliés.
